Romain Troublé de Tara Expéditions nous parle de son engagement pour la planète !

Au cours de cette interview réalisée par Christian Delannoy, co-fondateur de Photononstop, Romain Troublé, secrétaire général de Tara Expéditions parle de son incroyable aventure au sein de la fondation. Il y raconte les raisons qui l’ont poussé à s’engager pour la planète et à lutter contre le réchauffement climatique.

Du 12 novembre au 18 décembre 2015, la goélette Tara sera à Paris dans le but de débattre des impacts de l’homme sur la planète et proposer des solutions pour minimiser les effets de l’homme sur l’environnement. L’objectif étant de diminuer de 2 degrés le réchauffement climatique qui s’en trouve accéléré par l’homme. Dans ce podcast, Romain Troublé décrit « des incertitudes avec un système planétaire complexe et des ruptures d’équilibre pour notre planète ».

Le but de la fondation est de faire réagir les populations sur les enjeux environnementaux d’aujourd’hui, en les sensibilisant sur l’augmentation des températures auxquelles devront faire face les générations futures. Selon lui, « le défi à relever est formidable ».

Romain Troublé vous parle de son engagement pour la planète :

« L’Antarctica est un bateau qui a 25 ans,  créé par Jean-Louis Etienne et qui a été racheté par Agnès B et Etienne Bourgeois ». Tara est devenu un média où petit à petit cette histoire de l’environnement s’est déplacée vers la science ».

« Les histoires menées à bord de ce bateau permettent de raconter différemment les enjeux d’aujourd’hui : environnement, climatiques, biodiversité… »

« Le réchauffement de la planète est en cours depuis de nombreuses années. En tous cas, ce que l’homme ajoute maintenant c’est l’accélération qu’on voit aujourd’hui notamment avec la consommation à grande échelle des gaz qu’on émet en brulant des gaz ».

« Dans l’histoire de l’humanité, on a jamais eu autant d’impacts qu’aujourd’hui sur la planète, on parle d’Anthropocène et d’une nouvelle ère de l’homme »

« Ce qui est certain, c’est que le dérèglement climatique va pas avoir un impact sur la planète elle-même et sur les eco-système, mais plus sur notre façon à nous de vivre sur cette planète et de subir ces impacts, la question, c’est nous là dedans. »

« Moi ce que je crois, avec Tara, c’est que les impacts que l’on va subir dans les années qui viennent, les décennies, les 50-100 ans vont arriver, on va les subir quoi qu’il arrive mais il va falloir les minimiser un maximum. C’est pour ca qu’on parle avec les enjeux de la COP21 de limiter de 2 degrés le réchauffement climatique, car on estime qu’à 2 degrés c’est guérable à l’échelle de l’homme. Si on dépasse 2 degrés, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé. On ne connait pas l’impact véritable sur nos sociétés et sur notre façon de se développer, la projection est dure à prédire au delà de 20 ans. Dans l’histoire de l’humanité, le taux de CO2 n’a jamais été aussi élevé qu’aujourd’hui ».

« Le système planétaire est tellement complexe qu’on a du mal à tout prédire, à comprendre tous les impacts, les rétroactions qui vont avoir lieu. La planète a réagit par changement d’équilibre, il y a eu une rupture qui l’a amené à un autre équilibre. On passe d’un équilibre à l’autre, on pollue trop, le système ne fait que d’évoluer, on met de plus en plus de chose dans l’atmosphère. Chaque année on pollue plus donc la projection est dure à évaluer. La projection est très compliquée à prédire, mais si on arrive à stabiliser ces émissions, on va pouvoir commencer à faire des modèles beaucoup plus précis sur où est-ce que ca va aller. »

« Je pense qu’on a en main les solutions, on les aura demain. Il faut trouver des alternatives,  changer de paradigme de société, il faut trouver une autre technologie… On a inventé la lumière, la bougie, on va sans doute inventer d’autres choses, je crois beaucoup à ca ! »

« Je ne dis pas qu’il faut arrêter le pétrole du jour au lendemain car c’est impossible, mais il faut bien trouver d’autres alternatives réductrices en émission de CO2, c’est l’enjeu du siècle ».

 » Le problème c’est que le réchauffement climatique ne sera pas le même partout, les pays développés auront surement moins de difficultés à s’adapter, à être équipés et à prendre des mesures pour contrer ce réchauffement par rapport aux pays en développement ».

« Les problèmes et enjeux de la COP21 sont toujours les mêmes depuis 20 ans, les pays du sud veulent pouvoir se développer et les pays du nord payent d’avantage qu’eux ce que ça coûtera parce qu’ils sont en partie responsables de ce qu’il se passe aujourd’hui »

« Les partenaires on en a énormément besoin, ils nous aident financièrement et on est tous concernés par ces changements »

« Mes petits enfants, ils pourront vivre jusqu’en 2120 et donc il faut leur donner les clés pour comprendre ce qu’il se passe. Ce qu’a montré Tara depuis quelques années, c’est qu’on pense tout comprendre, tout connaître et en fin de compte, on ne connait pas grand chose, on a encore peu de recule »

« On a encore tellement de choses à comprendre, pour appréhender notre bel écosystème ».

Retrouvez l’intégralité de son interview ci-dessous :

 

Irina Bokova directrice générale de L’UNESCO, Romain Troublé secrétaire général de Tara Expéditions et Agnès B co-fondatrice et coordinatrice de Tara Expéditions présents le 4 novembre 2015 pour honorer le rendez-vous climatique de Paris.

Irina Bokova directrice générale de L’UNESCO, Romain Troublé secrétaire général de Tara Expéditions et Agnès B co-fondatrice et coordinatrice de Tara Expéditions présents le 4 novembre 2015 pour honorer le rendez-vous climatique de Paris.

 

Vous pouvez aussi retrouver notre article sur le partenariat entre Biosphoto et Tara Expéditions ici !

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