Interview – Christian Delannoy : « Aujourd’hui avec internet, le droit d’auteur a changé »

Christian Delannoy, co-président du Groupe Photononstop s’exprime au sujet du droit d’auteur français et de leur application par les sociétés de vente de photo en ligne. 

Christian Delannoy, co-directeur du Groupe Photononstop

Christian Delannoy, co-président du Groupe Photononstop. © Photononstop

Le Groupe Photononstop a présenté récemment une nouvelle offre de tirage en ligne. Pourriez-vous nous en dire davantage ?

Christian Delannoy : De nos jours, la vente de photos est une chose parmi d’autres. Auparavant on vendait une photo et c’était ce qui faisait la valeur de notre métier. A présent, on vend un service autour de la photo. La photo n’est plus qu’un élément dans la chaîne. C’est pourquoi nous avons décidé de lancer des produits à destination du grand public, bien que notre clientèle principale soit des professionnels. Nous allons leur offrir notre base de données photographiques qui est de grande qualité. Nous avons 3 millions de photos qui sauront satisfaire nos clients comme nos futurs prospects. Désormais, il est possible de commander des tirages en quelques clics à partir du site de Photononstop.

Comment se positionne la marque dans le marché de la photographie ?

C.D. : Photononstop a des valeurs qui sont la proximité bien sûr, la qualité et la sécurité. La sécurité, parce qu’aujourd’hui les droits sur internet sont totalement bafoués. Notamment par ceux qui proposent des photos ou des objets artistiques -quelqu’ils soient- avec toujours une volonté de profit mais pas une volonté de régularisation au niveau juridique. Ce qui fait que les clients qui achètent ou qui veulent ce genre de photos se retrouvent souvent piégés par des actions en justice et doivent verser des dommages et intérêts. Notre rôle à nous, c’est d’attirer l’attention des clients sur le fait que nous ne sommes pas aux Etats-Unis mais en France. Et le droit d’auteur français est très particulier. La spécificité du droit français est qu’elle est bien plus protectrice pour l’artiste, pour le photographe, que le droit anglo-saxon qui est un droit souvent de gré à gré.

Le droit d’auteur français est-il très différent du droit d’auteur américain ?

C.D. : Oui, tout à fait ! Le droit français est très restrictif et dans notre pays, on ne peut pas priver quelqu’un de ses droits. Il y a beaucoup de cas où la justice a tranché du côté du photographe et de l’agence et non pas en faveur du client. Ce qui est problématique quand un client se retrouve avec des produits dont il n’a pas les droits alors qu’il les utilise.

Aujourd’hui la plupart des photographes et des grands intervenants sont américains. Et le droit américain est complètement différent du notre. On s’attend à ce que le droit français s’applique puisqu’on est sur territoire français. Mais malheureusement ce n’est pas toujours le cas. Dans les clauses de certains des concurrents il est clairement écrit qu’en cas de litige, cela relèvera des compétences des tribunaux américains. Alors c’est beaucoup plus cher bien évidemment d’aller plaider aux Etats-Unis que d’aller plaider à Paris.

Pour finir, pourriez-vous nous en dire davantage sur vos futurs projets ? 

C.D. : Nous avons beaucoup de nouveaux produits qui sont en préparation mais je ne peux rien dévoiler encore. Nos clients seront les premiers avertis. La seule chose que je peux dire, c’est que nous avons travailler longuement pour offrir des nouveaux services. Vous en saurez plus très bientôt.

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